vendredi 28 novembre 2008

Viens au pays des schtroumpfs... où tout est merveilleux.

En cherchant ici et là sur Youtube, je suis tombé sur une pub télé belge mettant en vedette les Shtroumfs. En fait, c'est un trente seconde qui commence de la même façon qu’un épisode du célèbre dessin animé de Peyo. On voit les petits bonshommes bleus qui s'amusent dans la forêt sur l'air qui a marqué notre enfance, chanté par des enfants. Il joue à la cachette, joue de la musique. Viens au pays des Schtroumpfs où tout est merveilleux. Jusque là, tout va bien.

C'est à mi-chemin dans le clip, alors que nos amis dansent main dans la main autour d'un feu de joie, qu'on se rend compte que ce n'est pas le générique d'ouverture du dessin animé. Le sifflement des bombes qui tombent du ciel, les cris de terreur, les explosions, les pleurs... Wow! C'est une publicité de l'UNICEF. Évidemment, il ne faudrait pas qu'un enfant tombe la-dessus... Elle a été faite en partenariat avec Peyo et a été diffusée en fin de soirée. Enfin, la pub s'adresse a un public adulte et a été faite dans le cadre d'une campagne de sensibilisation sur les répercutions dévastatrices que peuvent avoir les guerres sur les enfants. L'accent est mis sur l'enfant qui pleure seul au milieu des décombres: la destruction de l'enfance par la guerre; on fait référence aux enfants soldats.

La publicité fait partie d'une campagne à plus grande échelle, celle d'une levée de fonds pour la réhabilitation des anciens enfants-soldats au Burundi, pays bien souvent oublié et qui ne s'est pas remis du génocide rwandais, dans les années 90. On dit qu'au moment ou la publicité à été diffusée, en 2005, 300 000 enfants sont utilisés comme enfants soldat dans une trentaine de conflits.

«Ne laissons pas la guerre affecter la vie de nos enfants.»



dimanche 16 novembre 2008

Ambrosia, c’est l’herbe à poux

Nous sommes plutôt fiers de ce qu’on a réussi à pondre mon collègue et moi pour la campagne de l’Association Pulmonaire du Québec. Pourtant, faire arracher l’herbe à poux aux 35-44 ans, en plus de sensibiliser et de faire l’éducation sur ce qu’est l’ambrosia, c’est pas évident! Mais on m’a dit que c’était à ce moment même que le travail commençait à être intéressant, quand ce n’était pas évident! « C’est le défi que vous aurez à relever messieurs! » Merci Richard, maintenant je comprends mieux. N’empêche que j’ai envie de rouler les yeux chaque fois qu’on me le dit!

Donc, pour ce projet de campagne, nous avons proposé deux visuels déclinables dans différents médias et un message radio. Puisque personne ne sait ce qu’est l’ambrosia, ni qu’elle est responsable du rhume des foins, nous avons décidé de le dire, de l’illustrer comme si c’était autre chose et de la dénoncer par la rédac. On peut ensuite lire Ambrosia, c’est l’herbe à poux, suivi de l’objectif clé de la campagne, le call-to-action, disant qu’il faut l’arrachez.

Mon collègue et moi avons travaillé sur cette campagne, comme sur les autres qui nous ont été proposées, en jumelant respectivement notre savoir-faire en graphisme et en rédaction. J’ai bien aimé travailler avec une équipe réduite, puisque j’ai l’impression que nous avons travaillé davantage sur les idées plutôt que sur la méthode. Je ne me souviens pas exactement comment le concept nous est venu à l’esprit, mais tout à commencer avec la voiture verte. De là est venue l’idée de personnifier l’ambrosia par des produits de consommation possédant à tort les caractéristiques de l’herbe à poux. Ensuite, il nous fallait penser à une autre pub, un autre produit, afin de segmenter la campagne : le parfum Ambrosia! Enfin, pour boucler la campagne, nous avons créé une pub radio dans le même esprit, Ambrosia, la femme fatale.

Je ne pensais pas à en arriver à créer un parfum à l’herbe à poux pour sensibiliser les gens à l’arracher. Mais bon, je pense qu’on a eu une bonne idée et qu’on l’a bien présentée. Enfin, tout ça pour dire que je suis quand même un peu d’accord avec le fait que, quand « c’est pas évident », on a tendance a donner un petit quelque chose de plus, peut-être aussi pour cacher le fait que c’est pas évident…